profil du public



                                                                                                     


    Nous sommes régulièrement confrontés à des situations dans lesquelles il y a un problème d’assuétude qui peut se décliner sous différentes formes (médicament, alcool, drogue « douce », drogue « dure »). Majoritairement, les personnes ne pointent pas ce problème lors de l’entretien d’accueil. Soit les personnes occultent cette donnée, soit elles se disent être sevrées. Ce n’est qu’au fil de l’hébergement que nous nous rendons compte que la personne souffre d’une dépendance.


    Nous nous efforçons à travailler avec le réseau de spécialistes qui vient en aide à la personne pour se soigner (centre de guidance et l'hôpital  de Bastogne, centre de Lièrneux et Bertrix). C’est ainsi que nous avons établi une convention avec l’ASBL Solaix de Bastogne qui est un centre de consultation pour personnes dépendante et leur entourage. De cette manière, une assistante sociale peut venir rencontrer les personnes qui le souhaitent à la Moisson.
Dans ce cadre, nous collaborons activement avec le  service des alcooliques anonymes « Vie libre » de Bastogne. Nous conduisons les personnes qui le demandent à la réunion du Mardi Soir.
Travailler cet aspect là avec la personne peut prendre du temps. Le chemin est long et souvent semé d’embûches qui peuvent amener à rompre le contrat d’accueil le temps d'un sevrage dans une institution et rompre le contrat si la personne n'a pas respecté sa période de sevrage.       
   

    Nous constatons également que bon nombre de résidents ne proviennent pas de notre région.  Cet éloignement peut être un choix de la personne, mais le plus souvent c’est par obligation. Les services sociaux des grandes villes font souvent appel à nous car leurs structures d’hébergement ne peuvent répondre à toutes les demandes. En plus de l’éloignement géographique, cette situation est souvent vécue comme une rupture familiale alors que nous savons combien l’encrage familial est important dans le parcours de la réinsertion.
 
    Beaucoup de jeunes (18 – 25 ans) font appel à La Moisson. L’accompagnement de ces derniers  peut-être difficile car nous  constatons  régulièrement le peu de  repères, de cadre acquis. La difficulté d’intégrer et de respecter le cadre de vie que leur proposent les foyers communautaires.  Le conflit- inter générationnel est omniprésent.  


Il y a plus de 25 ans, à l’initiative de quelques associations en Wallonie se développait un Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté organisé en association de fait. Cette démarche collective volontaire avait pour but d’être plus fort dans l’interpellation du monde politique en matière de lutte contre la pauvreté à travers...

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